Le lac de Schulens, le plus grand lac de Flandre

C’est la rentrée, mais l’été n’est pas fini et les belles escapades sont encore au programme! Si vous avez des fourmis dans les jambes, le lac de Schulens (Schulensmeer en néerlandais) vous attend.

Situé dans l’ouest du Limbourg, l’endroit était autrefois un site d’extraction de sable destiné à la construction d’une autoroute. Le centre des visiteurs de Natuurpunt (Demerstraat 60, 3560 Lummen) est un excellent point de départ pour entamer le tour du lac en suivant l’une des balades balisées. La brasserie qui jouxte le centre offre quant à elle une parfaite conclusion au parcours. Entre les deux, de vastes prairies humides, une richesse végétale et animale enviable.

Notons que certains parcours sont inaccessibles durant la période de nidification afin d’assurer la quiétude des oiseaux.

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Le domaine provincial Het Vinne

Dans un billet précédant, j’avais déjà évoqué le domaine provincial Het Vinne, un joyau de biodiversité situé en Brabant Flamand (Ossenwegstraat 70, 3440 Zoutleeuw). Le site d’environ 100 hectares a été asséché par l’industrie et l’agriculture, et rendu à la nature en 2005. Ce domaine borde le seul lac intérieur naturel de Flandre et propose cinq promenades naturelles balisées, avec des tours d’observation et des abris pour observer les oiseaux.

J’y suis retournée juste avant que des travaux de grande échelle ne commencent, ramenant des souvenirs photographiques très variés, dont le slideshow ci-dessous témoignera. Les travaux visent à maintenir le caractère attractif du site pour la biodiversité. Ils consistent principalement à éliminer la matière organique qui, en s’accumulant puis se décomposant, favorise la prolifération des algues qui consomment beaucoup d’oxygène, augmentant ainsi la teneur en azote des eaux de surface. De plus, la surabondance d’éléments nutritifs accélère l’atterrissage, processus par lequel les marais, les terres humides, les étangs ou les lacs peu profonds se transforment naturellement en terres. La fin des travaux est prévue en mars 2020.

Un oeil sur la musique

D’entrée de jeu, je dois vous avouez que je ne suis pas une grande mélomane. Le classique ne fait que parfois partie de mon quotidien, mais c’est avec enthousiasme que je découvre de nouveaux horizons. L’occasion m’en a été donnée lors du concert donné par Mio Yoshie à l’Atelier Marcel Hastir en mai dernier.

Première découverte: l’atelier

Marcel Hastir (22/03/1906-2/7/2011) était un artiste peintre bruxellois, un homme doté de nombreuses facettes: peintre évidemment, mais aussi restaurateur de tableaux, mélomane, philosophe, humaniste et résistant. Durant la seconde guerre mondiale, il fonda dans son atelier une « école de dessin et de peinture » qui servit de façade à des jeunes afin d’échapper au départ vers l’Allemagne et au travail forcé. Il fit de son atelier un foyer artistique et culturel, qui perdure au-delà de sa disparition.

Classé par la Région bruxelloise afin de consacrer sa valeur historique, l’endroit est assez fascinant, intimiste et inspirant: un petit trésor un peu secret niché dans le quartier européen de Bruxelles. La mémoire du peintre s’y promène, car les œuvres présentes dans l’Atelier sont nombreuses et le programme d’activités très riche: concerts, spectacles de théâtre, projections de film, conférences ainsi que cours de musique, de dessin et de danse vous attendet à l’Atelier Marcel Hastir.

Seconde découverte: rencontre avec le violon

71 morceaux de bois collés ou assemblés, des milliers d’heure de travail, une pianiste de talent pour accompagner et des compositions ciselées de Brahms, Ysaye ou Hubay: voilà les ingrédients du moment suspendu que j’ai vécu grâce à Mio Yoshie, violoniste exceptionnelle, demi-finaliste du Concours Reine Elisabeth 2019. Merci à elle, à tous les autres artistes et à celles et ceux qui s’investissent pour rendre ces moments possibles. J’attends les prochaines découvertes avec impatience!

Le Domaine régional Solvay

Le soleil brille. Les températures augmentent. C’est le moment de se mettre au vert et de se chercher un coin d’ombre où l’on ne marchera pas sur les pieds des voisins. Avec 227 hectares de bois, pelouses et étangs, le Domaine régional Solvay de La Hulpe vous tend les bras!

A quelques kilomètres de Bruxelles, le parc est un refuge pour de nombreux oiseaux et pour quelques mammifères. Si ceux-ci peuvent parfois être difficiles à observer, aucun problème pour admirer les arbres remarquables, les massifs de rhododendrons ou d’azalées et les points d’eau. Plus de 450 espèces de plantes sauvages sont à découvrir.

Offert à l’Etat belge par l’industriel Ernest Solvay, le parc est ouvert aux promeneurs et amoureux de la nature. Il est bon de savoir, néanmoins, que l’accès au château, avec ses petits airs de Moulinsart, est réservé aux événements privés. Pour visiter la Fondation Folon, située au cœur du domaine, il vous faudra ouvrir le portefeuille. Aucun problème pour accéder aux toilettes situées dans ce même ensemble de bâtiments, toujours un plus 🙂

Et voici pour la balade virtuelle avant de programmer votre visite:

Destination Saint Malo

Les îles du Grand Bé et du Petit Bé, le Fort National, la Grande Plage du Sillon, les remparts qui enserrent l’Intra Muros, la plage de l’Eventail, la cité d’Aleth et son mémorial de la seconde guerre mondiale, la plage de Bon secours, celles des Bas Sablons, l’aquarium, la tombe de Chateaubriand… Nombreuses sont les images qui me viennent en tête quand je repense à mon séjour dans la cité malouine!

Pour vous donner envie de sauter dans un train si vous n’avez pas encore eu la chance de compter Saint Malo parmi vos destinations, voici quelques-uns des très nombreux clichés ramenés dans ma carte mémoire… J’avoue avoir un faible pour cette « Côte d’Emeraude », appellation attribuée à l’historien local Eugène Herpin:

« Si notre ciel à nous se voile pendant l’hiver de brumes mélancoliques, il se colore du moins dès les premiers soleils printaniers d’un bleu infiniment doux et pâle… Ses flots se mettent à verdoyer… toute cette symphonie de verts différents m’a fait appeler notre côte, la Côte d’Émeraude. »