Destination Saint Malo

Les îles du Grand Bé et du Petit Bé, le Fort National, la Grande Plage du Sillon, les remparts qui enserrent l’Intra Muros, la plage de l’Eventail, la cité d’Aleth et son mémorial de la seconde guerre mondiale, la plage de Bon secours, celles des Bas Sablons, l’aquarium, la tombe de Chateaubriand… Nombreuses sont les images qui me viennent en tête quand je repense à mon séjour dans la cité malouine!

Pour vous donner envie de sauter dans un train si vous n’avez pas encore eu la chance de compter Saint Malo parmi vos destinations, voici quelques-uns des très nombreux clichés ramenés dans ma carte mémoire… J’avoue avoir un faible pour cette « Côte d’Emeraude », appellation attribuée à l’historien local Eugène Herpin:

« Si notre ciel à nous se voile pendant l’hiver de brumes mélancoliques, il se colore du moins dès les premiers soleils printaniers d’un bleu infiniment doux et pâle… Ses flots se mettent à verdoyer… toute cette symphonie de verts différents m’a fait appeler notre côte, la Côte d’Émeraude. »

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Venise

Venise est la ville au monde que j’aime le plus photographier. J’en veux pour preuve la difficulté que j’ai rencontrée à sélectionner mes clichés à mon retour de voyage.

Si le nom évoque souvent au mieux des visions typiques de carte postale ou au pire une autoroute à touristes, elle révèlera, à qui sait prendre le temps et sortir des sentiers battus, le supplément d’âme que 13 siècles d’histoire lui ont donné.

A Venise, les pierres parlent, le ciel flamboie, l’eau inspire. Peintres, sculpteurs, poètes et autres artistes s’y sont succédé sans relâche pour y trouver l’inspiration.

Pour Mazence Fermine, « Venise c’est un songe posé sur le bord de la mer« . Pour moi, c’est une magie esthétique… et un énorme défi photographique.

Pour cette première série, je choisis de partager mes clichés en noir et blanc.

 

 

 

Doel, un village presque fantôme

Si Doel, village sur la rive gauche de l’Escaut juste à la frontière belgo-hollandaise, comptait près de 1300 habitants au début des années 70, ils ne sont plus très nombreux aujourd’hui (moins de 150 selon Wikipedia)…

D’abord, le village a été choisi comme lieu d’implantation d’une centrale nucléaire.

Ensuite, la décision de le sacrifier à l’expansion du port d’Anvers et à la construction d’un nouveau bassin à marée a été prise par l’autorité régionale flamande en 1999.

S’en sont suivi résistances, batailles juridiques et recours au Conseil d’Etat. Malgré les efforts du collectif Doel2020, le sort de Doel paraît bien sombre. Les expropriations ont suivi leur cours, faisant place à un paysage urbain quelque part entre l’apocalypse et la poésie: squatteurs et graffeurs ont en effet conquis l’espace, le transformant en un lieu unique en son genre. De nombreuses habitations ont déjà subi la démolition.

Dans le passé, plusieurs villages situés sur la rive droite de l’Escaut ont été rayés de la carte pour faire place nette à l’expansion du port d’Anvers.

Que voir à Doel?

Habitations abandonnées et terrains vagues se succèdent le long des rues. La nature grignote lentement le macadam et le béton, mais une poignée de maisons reste intacte. L’Eglise et le cimetière n’ont pas encore été victime du vandalisme. Un café sert encore et toujours les quelques  habitants ou curieux venus découvrir cette incongruité.

Plus loin, un vieux moulin à vent nargue fièrement les tours de refroidissement de la centrale nucléaire, symbole de la résistance du passé.

Un paradis pour les graffeurs et les photographes

Dans ce presque no-man’s-land, la loi s’applique comme ailleurs. Il est interdit d’entrer dans les maisons abandonnées et le code de la route doit être respecté. Dans la pratique, il faut bien constater que certains touristes ou vandales se préoccupent peu des consignes rappelées sur un prospectus de la Région flamande distribué sur le petit parking à l’arrivée au village…

L’espace laissé vide permet cependant à de nombreux véritables artistes de s’exprimer. Le village est un petit paradis pour les graffeurs, même si l’espace vient à manquer.

C’est aussi devenu un point d’intérêt unique pour les photographes avides de capturer des espaces particuliers.

Pour aller plus loin

Si mon article vous a donné envie de découvrir ce village presque fantôme, deux solutions:

  • Visionner mes photos ci-dessous et cliquer pour agrandir
  • Brancher le GPS et mettre le cap sur le village: Doel, 9130 BEVEREN (ne soyez pas surpris de passer des barrières ni par les caméras peu accueillantes à l’arrivée!)

Découvrez toutes mes photos de Doel sur Flickr.