Destination Saint Malo

Les îles du Grand Bé et du Petit Bé, le Fort National, la Grande Plage du Sillon, les remparts qui enserrent l’Intra Muros, la plage de l’Eventail, la cité d’Aleth et son mémorial de la seconde guerre mondiale, la plage de Bon secours, celles des Bas Sablons, l’aquarium, la tombe de Chateaubriand… Nombreuses sont les images qui me viennent en tête quand je repense à mon séjour dans la cité malouine!

Pour vous donner envie de sauter dans un train si vous n’avez pas encore eu la chance de compter Saint Malo parmi vos destinations, voici quelques-uns des très nombreux clichés ramenés dans ma carte mémoire… J’avoue avoir un faible pour cette « Côte d’Emeraude », appellation attribuée à l’historien local Eugène Herpin:

« Si notre ciel à nous se voile pendant l’hiver de brumes mélancoliques, il se colore du moins dès les premiers soleils printaniers d’un bleu infiniment doux et pâle… Ses flots se mettent à verdoyer… toute cette symphonie de verts différents m’a fait appeler notre côte, la Côte d’Émeraude. »

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Des photos titanesques

Le premier ingrédient pour faire de belles photos, c’est… un appareil photo (on le sait, il faut se discipliner et l’emporter partout, tout le temps)! Le second pour arriver à faire des photos carrément titanesques, c’est d’être là au bon moment: celui de la floraison de l’Arum titan, de son petit nom Amorphophallus titanum (à vos souhaits!).

La floraison de ce végétal intrigant est rare en culture -en témoigne la courte liste d’occurences sur Wikipédia– et celle-ci ne dure que quelques jours. Pour provoquer la chance, n’hésitez donc pas à vous tenir informés en suivant le Jardin botanique de Meise sur les réseaux sociaux ou à devenir membre pour recevoir des informations et invitations exclusives. Vous voilà ainsi prêts pour photographier la plus grande fleur du monde dès que l’occasion se présente!

Appelée communément « la fleur qui pue » (je confirme), il s’agit d’une espèce rare et endémique des forêts tropicales de Sumatra. Ce titan porte bien son nom puisque cet exemplaire mesure environ 200cm, mais que la hauteur peut monter jusqu’à 3m. Il faut une dizaine d’années au tubercule, qui atteint alors au moins une dizaine de kilogrammes, pour émettre sa fleur phénoménale. Quel spectacle!

Malheureusement, à Sumatra, l’Arum titan est menacé de disparition par la déforestation. Il a d’ailleurs été classé plante en danger par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Het Vinne

Après une première découverte du Grèbe huppé à Tervuren, comment résister à l’idée de l’approcher davantage? En route pour un petit coin de paradis en Brabant Flamand, le domaine provincial Het Vinne.

Les amoureux de la nature seront ravis par la diversité des espèces rencontrées dans cet écrin de nature. L’endroit est une voie de migration importante pour les oiseaux et offre une végétation très riche et diversifiée.

Le Grèbe huppé compte parmi les nombreuses richesses du site. En cette saison, le spectacle est total car c’est le moment des parades nuptiales. Mâle et femelle se font face et dressent le cou. Ils nagent de concert, se frottent le cou tout en émettant des cris sonores. Ils plongent puis réapparaissent.

La parade prend alors des allures de danses et se termine par un cadeau de fiançailles: une offrande du mâle à la femelle, qui préfigure la construction du nid.

Encore un petit mois de patience pour faire la rencontre des jeunes!

Promenade nature au fil des saisons: spéciale Grèbe huppé

C’est par une météo rappelant davantage l’ère glaciaire que le printemps que notre guide Michel et sa complice Julie, de Natagora Bruxelles, nous emmènent prendre un bol d’air (très) frais à la découverte du Grèbe huppé.

Pas découragés par la grisaille, nous contournons le Musée royal de l’Afrique centrale, qui vient d’émerger de nombreuses années de travaux, et traversons le parc de Tervuren pour nous diriger vers le Molenvijver, où nous espérons pouvoir observer le Grèbe.

Evidemment, le trajet est l’occasion de nombreuses observations. La plus curieuse fut pour moi le bruit tonitruant des nombreux Cormorans sur leurs nids rassemblés sur un même arbre. On aurait dit un son typique de la jungle tropicale. Même si le terme « Cormoran » vient du vieux français corp, le corbeau et marenc, marin (de mer), ces oiseaux aquatiques fréquentent toutes les étendues d’eau libre, à la fois sur les côtes et à l’intérieur des terres. Ici, ils sont légions.

La faune et la flore sont en plein éveil tout autour de nous. Nous avançons entre feuilles mortes à l’automne et bourgeons nés ce printemps. Nous croisons même un dinosaure végétal: la prêle, une survivante préhistorique qui apprécie les bordures des fossés et des étangs. Aucune fleur ni fruit pour la prèle: sa tige beige-jaunâtre segmentée est coiffée d’un épi qui disperse des spores reproductrices, laissant ensuite place à des tiges stériles de couleur vert tendre.

Et au bout du trajet, enfin, nous apercevons un couple de Grèbe huppé! Reconnaissables à leurs huppes noirâtres et à la collerette de plumes rousses et noires qui orne les côtés de leur tête, nos deux individus sont un peu timides et restent à distance. Nous n’aurons pas l’occasion d’admirer l’intégralité de la parade nuptiale de ses grands danseurs aquatiques, sorte de « pas de deux » très chorégraphié.

Notre couple conservera son mystère, jusqu’à une prochaine rencontre! Le temps est venu de rebrousser chemin et de prendre rendez-vous pour une prochaine « Promenade au fil des saisons »! Elles ont lieu chaque deuxième dimanche du mois.

Pour en savoir plus sur les prochaines activités organisées par Natagora Bruxelles, consultez le site Internet ou la page Facebook!

Magnolia forever

Je ne le savais pas en contemplant sa splendeur au Jardin botanique de Meise ce matin, mais le magnolia est l’une des plantes à fleurs les plus anciennes au monde: des fossiles prouvent que des spécimens de la famille des Magnoliacées fleurissaient déjà il y a 95 millions d’années, du temps des dinosaures !

Selon les espèces, les magnolias sont originaires d’Extrême-Orient (Chine, Japon), d’Asie Centrale et d’Amérique du Nord. Ils sont à admirer à Meise pour quelques temps encore.