Un oeil sur la musique

D’entrée de jeu, je dois vous avouez que je ne suis pas une grande mélomane. Le classique ne fait que parfois partie de mon quotidien, mais c’est avec enthousiasme que je découvre de nouveaux horizons. L’occasion m’en a été donnée lors du concert donné par Mio Yoshie à l’Atelier Marcel Hastir en mai dernier.

Première découverte: l’atelier

Marcel Hastir (22/03/1906-2/7/2011) était un artiste peintre bruxellois, un homme doté de nombreuses facettes: peintre évidemment, mais aussi restaurateur de tableaux, mélomane, philosophe, humaniste et résistant. Durant la seconde guerre mondiale, il fonda dans son atelier une « école de dessin et de peinture » qui servit de façade à des jeunes afin d’échapper au départ vers l’Allemagne et au travail forcé. Il fit de son atelier un foyer artistique et culturel, qui perdure au-delà de sa disparition.

Classé par la Région bruxelloise afin de consacrer sa valeur historique, l’endroit est assez fascinant, intimiste et inspirant: un petit trésor un peu secret niché dans le quartier européen de Bruxelles. La mémoire du peintre s’y promène, car les œuvres présentes dans l’Atelier sont nombreuses et le programme d’activités très riche: concerts, spectacles de théâtre, projections de film, conférences ainsi que cours de musique, de dessin et de danse vous attendet à l’Atelier Marcel Hastir.

Seconde découverte: rencontre avec le violon

71 morceaux de bois collés ou assemblés, des milliers d’heure de travail, une pianiste de talent pour accompagner et des compositions ciselées de Brahms, Ysaye ou Hubay: voilà les ingrédients du moment suspendu que j’ai vécu grâce à Mio Yoshie, violoniste exceptionnelle, demi-finaliste du Concours Reine Elisabeth 2019. Merci à elle, à tous les autres artistes et à celles et ceux qui s’investissent pour rendre ces moments possibles. J’attends les prochaines découvertes avec impatience!

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