Le domaine provincial Het Vinne

Dans un billet précédant, j’avais déjà évoqué le domaine provincial Het Vinne, un joyau de biodiversité situé en Brabant Flamand (Ossenwegstraat 70, 3440 Zoutleeuw). Le site d’environ 100 hectares a été asséché par l’industrie et l’agriculture, et rendu à la nature en 2005. Ce domaine borde le seul lac intérieur naturel de Flandre et propose cinq promenades naturelles balisées, avec des tours d’observation et des abris pour observer les oiseaux.

J’y suis retournée juste avant que des travaux de grande échelle ne commencent, ramenant des souvenirs photographiques très variés, dont le slideshow ci-dessous témoignera. Les travaux visent à maintenir le caractère attractif du site pour la biodiversité. Ils consistent principalement à éliminer la matière organique qui, en s’accumulant puis se décomposant, favorise la prolifération des algues qui consomment beaucoup d’oxygène, augmentant ainsi la teneur en azote des eaux de surface. De plus, la surabondance d’éléments nutritifs accélère l’atterrissage, processus par lequel les marais, les terres humides, les étangs ou les lacs peu profonds se transforment naturellement en terres. La fin des travaux est prévue en mars 2020.

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Le Domaine régional Solvay

Le soleil brille. Les températures augmentent. C’est le moment de se mettre au vert et de se chercher un coin d’ombre où l’on ne marchera pas sur les pieds des voisins. Avec 227 hectares de bois, pelouses et étangs, le Domaine régional Solvay de La Hulpe vous tend les bras!

A quelques kilomètres de Bruxelles, le parc est un refuge pour de nombreux oiseaux et pour quelques mammifères. Si ceux-ci peuvent parfois être difficiles à observer, aucun problème pour admirer les arbres remarquables, les massifs de rhododendrons ou d’azalées et les points d’eau. Plus de 450 espèces de plantes sauvages sont à découvrir.

Offert à l’Etat belge par l’industriel Ernest Solvay, le parc est ouvert aux promeneurs et amoureux de la nature. Il est bon de savoir, néanmoins, que l’accès au château, avec ses petits airs de Moulinsart, est réservé aux événements privés. Pour visiter la Fondation Folon, située au cœur du domaine, il vous faudra ouvrir le portefeuille. Aucun problème pour accéder aux toilettes situées dans ce même ensemble de bâtiments, toujours un plus 🙂

Et voici pour la balade virtuelle avant de programmer votre visite:

Promenade nature au fil des saisons: spéciale Grèbe huppé

C’est par une météo rappelant davantage l’ère glaciaire que le printemps que notre guide Michel et sa complice Julie, de Natagora Bruxelles, nous emmènent prendre un bol d’air (très) frais à la découverte du Grèbe huppé.

Pas découragés par la grisaille, nous contournons le Musée royal de l’Afrique centrale, qui vient d’émerger de nombreuses années de travaux, et traversons le parc de Tervuren pour nous diriger vers le Molenvijver, où nous espérons pouvoir observer le Grèbe.

Evidemment, le trajet est l’occasion de nombreuses observations. La plus curieuse fut pour moi le bruit tonitruant des nombreux Cormorans sur leurs nids rassemblés sur un même arbre. On aurait dit un son typique de la jungle tropicale. Même si le terme « Cormoran » vient du vieux français corp, le corbeau et marenc, marin (de mer), ces oiseaux aquatiques fréquentent toutes les étendues d’eau libre, à la fois sur les côtes et à l’intérieur des terres. Ici, ils sont légions.

La faune et la flore sont en plein éveil tout autour de nous. Nous avançons entre feuilles mortes à l’automne et bourgeons nés ce printemps. Nous croisons même un dinosaure végétal: la prêle, une survivante préhistorique qui apprécie les bordures des fossés et des étangs. Aucune fleur ni fruit pour la prèle: sa tige beige-jaunâtre segmentée est coiffée d’un épi qui disperse des spores reproductrices, laissant ensuite place à des tiges stériles de couleur vert tendre.

Et au bout du trajet, enfin, nous apercevons un couple de Grèbe huppé! Reconnaissables à leurs huppes noirâtres et à la collerette de plumes rousses et noires qui orne les côtés de leur tête, nos deux individus sont un peu timides et restent à distance. Nous n’aurons pas l’occasion d’admirer l’intégralité de la parade nuptiale de ses grands danseurs aquatiques, sorte de « pas de deux » très chorégraphié.

Notre couple conservera son mystère, jusqu’à une prochaine rencontre! Le temps est venu de rebrousser chemin et de prendre rendez-vous pour une prochaine « Promenade au fil des saisons »! Elles ont lieu chaque deuxième dimanche du mois.

Pour en savoir plus sur les prochaines activités organisées par Natagora Bruxelles, consultez le site Internet ou la page Facebook!

Au jardin des plantes

Le soleil fait de belles apparitions sur Bruxelles, réveillant l’envie de profiter du beau temps et de partir observer la nature qui s’éveille… Cette fois j’ai choisi le Jardin botanique de Meise comme destination.

C’est un endroit magnifique pour s’en mettre plein les yeux à chaque saison. S’il pleut, on peut s’abriter dans les serres et dès que le soleil brille en route pour de longues promenades… S’éloigner de l’entrée permet de s’éloigner des autres visiteurs et de se déconnecter pleinement.

Février offre les premières fleurs et les premiers insectes, ivres d’un soleil attendu depuis longtemps. Les bourgeons commencent à s’ouvrir, alors qu’il reste encore quelques traces de l’hiver.

J’attends avec impatience la prochaine visite, qui j’espère, sera l’époque des cannetons trop mignons!


Promenade nature au fil des saisons à Wezembeek-Oppem

Que faire le deuxième dimanche du mois, quand on trouve la force de s’arracher aux bras de Morphée? Partir à la découverte de la nature brabançonne avec Natagora Bruxelles.

Malgré un hiver qui joue les prolongations, il y avait ce dimanche de nombreuses observations et découvertes au programme. Notre guide Michel et sa complice Julie nous emmènent prendre un bol d’air frais au vert en périphérie bruxelloise. L’une de nos premières rencontres: un Martin-pêcheur à l’affût d’une proie pour son petit-déjeuner. Perché sur une branche ou faisant un vol sur place, il repère les petits poissons et insectes qu’il pêche en plongeant. Plus loin sur le même plan d’eau, les Cormorans sont à la recherche d’un en-cas d’un autre gabarit et un Colvert patauge dans la gadoue…

Nous poursuivons vers le second plan d’eau et Julie attire notre attention sur quelques feuilles vertes au sol: il s’agit du Gouet, plante dont la pollinisation sera assurée plus tard dans l’année par des mouches, temporairement prisonnières à la base de la fleur: à l’intérieur, elles trouveront chaleur, pollen et sécrétion sucrée de la paroi, avant d’être libérées quand les fanges se fanent. A cette époque de l’année, seules les feuilles sont présentes.

Sur le second étang nous attend un trio de Cygnes tuberculés, qui jouent les brise-glaces. Leur démarche un peu maladroite, penchée vers l’avant, provoque des crissements étranges lorsque la glace cède.

Au bord de ce même étang, nous observons la fleur du Cornouiller mâle. Sa floraison précoce donne une petite touche colorée dans une nature encore endormie. Il ne porte pas encore de feuille, mais espère attirer les premiers insectes avec ses fleurs couleur soleil et éviter ainsi la concurrence printanière pour s’attirer les faveurs des pollinisateurs. Inutile de chercher un Cornouiller femelle: l’arbre est improprement nommé puisqu’il est à la fois mâle et femelle et ses fleurs sont hermaphrodites!

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Enfin vient le temps de prendre le chemin du retour vers le Verger des enfants, que je vous ferai découvrir dans un prochain article, et de remercier Michel et Julie pour la guidance, en attendant la prochaine édition de la promenade nature au fil des saisons.

Si ce petit billet vous a donné envie d’en savoir plus sur les prochaines activités organisées par Natagora Bruxelles, consultez le site Internet ou la page Facebook!